Plaisir et culpabilité alimentaire : comment se faire plaisir sans culpabiliser ?

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Avez-vous déjà ressenti de la culpabilité de manger du chocolat ou un cookie, de prendre du plaisir dans votre alimentation ?🍪
Vous êtes vous déjà sentie coupable d’avoir pris du plaisir à déguster un gâteau ?🍰

La culture des régimes s’improvise comme flic, comme gendarme de notre alimentation et nous met des règles qui font qu’on se sent coupable.

Comme si on commettait des crimes dès qu’on mange du chocolat, de la raclette et tous les aliments « interdits » selon les régimes.

Cette culpabilité peut être ressentie au quotidien, avec toutes les règles de la culture des régimes qui nous pollue.

Qui nous dit « ne mange pas ça », « ce n’est pas bien ce que tu fais », etc.

C’est une patrouille de la police alimentaire, une unité anti-gourmandise cette « food police » comme on l’appelle dans le monde de l‘Alimentation Intuitive.

Alors, cette semaine, enquêtons sur la place du plaisir dans notre assiette.

Pourquoi c’est si important ?
Pourquoi cette culpabilité à propos de certains aliments est injustifiée ?

 Je vous dis tout dans cet article !

Pour retrouver la version audio de cet article, vous pouvez trouver l’épisode ici 🎧 :

Bonne lecture !🥰

L’importance du plaisir dans notre alimentation sans culpabilité

Le plaisir et la satisfaction, condition à notre rassasiement

Je le répète fréquemment, mais pour moi, le plaisir est la pierre angulaire de notre expérience alimentaire. Il revêt une importance capitale. Ne serait-ce que pour ressentir le rassasiement.
C’est la satisfaction et le plaisir que nous ressentons lors de notre repas qui nous aident à arrêter de manger.

A comprendre que nous sommes repus, satisfaits, et prêts à passer à autre chose.

Le plaisir est en fait une condition essentielle à l’atteinte du rassasiement.

C’est un concept fondamental, tout à fait naturel, et cela devrait être une priorité dans notre quête pour savourer ce que nous mangeons.

Chercher à toujours éprouver du plaisir, dans la mesure du possible, est donc une excellente stratégie pour être pleinement satisfait de notre alimentation et adopter un comportement alimentaire serein 👍

La perception du plaisir dans notre société et la culpabilité dans notre alimentation

Malheureusement, dans notre société, le plaisir est souvent mal perçu, particulièrement quand il s’agit de notre alimentation.

Selon les règles de la diet culture, le plaisir doit être contrôlé, et il existe des “aliments plaisir” qui nécessitent une modération stricte 😓

Prenons l’exemple du chocolat 🍫 qui nous procure du plaisir.

D’accord, mais d’après ces règles, vous ne pouvez en profiter qu’en petite quantité et dans certaines conditions, comme après le repas.

Le dessert semblerait alors être le moment approprié. Vous pouvez également vous faire plaisir mais seulement pendant certaines périodes de la semaine, principalement le week-end.

C’est là qu’on vous accorde la liberté de vous lâcher un peu, sous-entendant que le reste de la semaine, les autres repas ne sont pas vraiment destinés à être appréciés (les fameux “cheat meals” dans les rééquilibrages alimentaires)

En observant la culture des régimes, il est clair qu’elle marginalise le plaisir, voire le condamne.

L’idée est que si vous prenez trop de plaisir, il faudra compenser, revenir dans le droit chemin.

Vous n’avez pas le droit de vous faire plaisir en mangeant tout le temps. Le plaisir doit être restreint à certains aliments et moments de la semaine, comme je l’ai mentionné précédemment. Cette approche instaure une sorte de moralité autour du plaisir alimentaire.

L’impact de cette absence ou limitation de plaisir dans notre alimentation et la culpabilité

Dans la culture des régimes, qui se reflète dans notre façon de manger, on catégorise souvent les aliments en “bons” et “mauvais”.

Il y a des aliments considérés comme bons, et donc vous êtes une personne vertueuse si vous les consommez, tandis que d’autres sont diabolisés, et vous risquez d’être « jugé » si vous osez les savourer.

Les aliments plaisir sont souvent relégués dans cette catégorie des aliments “mauvais”.

J’ai pris l’exemple du chocolat, mais cette stigmatisation peut s’appliquer à de nombreux autres aliments : les viennoiseries, les pâtisseries, les gâteaux, etc.

Tout ce qui est un peu plus riche, sucré ou salé, comme les en-cas, est généralement étiqueté comme un plaisir à limiter autant que possible et donc associé à de la culpabilité.

Cependant, le plaisir joue un rôle essentiel pour ressentir le rassasiement.
C’est pourquoi de nombreuses personnes, qui suivent les règles imposées par la diet culture, se privent de ce plaisir et ne sont jamais rassasiées.

C’est normal dans notre société, car nous sommes constamment conditionnés à adopter ces règles. Ces personnes accumulent souvent une sorte de “dette de plaisir“, comme je l’ai expliqué dans d’autres épisodes et articles.
Pour moi, c’est comme si le plaisir manquait petit à petit, et cela peut parfois évoluer vers des comportements alimentaires problématiques, tels que des épisodes de compulsion ou de frustration extrême et de culpabilité.

Cela se produit souvent lorsque vous avez été frustré ou insatisfait à maintes reprises auparavant, et cela finit par se manifester à un moment donné.

La stigmatisation du plaisir, la moralité et culpabilité appliquées à notre alimentation

Avec la culture des régimes, une chose que l’on constate, c’est que le plaisir est stigmatisé.

Il est souvent soumis à des règles strictes. Mais ce qui est encore plus frappant, c’est la dimension morale associée au plaisir alimentaire. Il y a une sorte de jugement moral sur ce que nous mangeons ou ne mangeons pas.

Si vous choisissez de ne pas prendre de dessert, on vous considère comme une personne vertueuse, qui fait les choses bien. Si vous résistez à un croissant au travail, tout le monde vous applaudit en disant : “Waouh, quelle discipline, quelle volonté ! Bravo, tu as résisté à la tentation, c’est super.”

On remarque que les personnes qui résistent aux plaisirs alimentaires, qui évitent de manger ce qui est étiqueté comme “mauvais”, sont presque mises sur un piédestal 🔝

D’un autre côté, on encense ceux qui optent pour des aliments “sains” et “healthy” selon les normes imposées par la culture des régimes. Souvent, ces aliments sont moins associés au plaisir.

Par exemple, beaucoup de gens consomment des graines de chia, du quinoa, et d’autres aliments similaires. Cependant, ils le font même s’ils n’aiment pas vraiment ces aliments, simplement parce que c’est considéré comme sain.

Pourtant, il n’est pas idéal de manger des aliments que l’on n’aime pas du tout.

Cela peut être frustrant et avoir un impact sur notre comportement alimentaire, en plus de nuire à notre bien-être mental. Manger constamment des choses sans plaisir, sans saveur, sans satisfaction peut finir par peser sur notre santé mentale et physique à un moment donné.

La gourmandise n’est pas un péché !

Lorsque l’on scrute le vocabulaire employé par la culture des régimes, avec ses références aux aliments plaisir, aux bons et mauvais aliments, on ne peut s’empêcher de faire un lien avec la religion.

Le parallèle entre ce qui est dit et les principes religieux est flagrant. Il est frappant de constater à quel point la culture des régimes s’apparente à une doctrine morale, voire religieuse.

Tout particulièrement, le vocabulaire utilisé à propos du plaisir alimentaire renvoie à des connotations religieuses. Par exemple, l’expression “péché mignon” que l’on emploie pour décrire un aliment que l’on aime est révélatrice. Le terme “péché” est fortement associé à des notions religieuses. De plus, le sentiment de culpabilité que l’on ressent lorsque l’on enfreint une règle est comparable à la culpabilité morale, et il crée un parallèle avec la religion.

Il y a aussi l’analogie avec la notion de gourmandise. La gourmandise est considérée comme un vilain défaut, un “péché de gloutonnerie”, pour ainsi dire. En résumé, le vocabulaire utilisé par la culture des régimes semble être imprégné d’une dimension religieuse.

Il laisse penser que, d’une certaine manière, on peut percevoir les régimes comme une forme de religion.

Dans cette perspective, nous sommes presque considérés comme hérétiques lorsque nous nous faisons plaisir, que nous mangeons avec gourmandise et ainsi de suite. C’est comme ça qu’on se sent coupables de manger et de prendre du plaisir.

 En fin de compte, il y a un système de récompenses et de punitions qui s’apparente presque à un rituel religieux et qui dépasse largement le simple comportement alimentaire.

Quand il y a des règles morales, il y a culpabilité alimentaire et jugement du plaisir

En réalité, cette culpabilité jugerait notre valeur en tant que personne selon nos actes.
Cette sensation de culpabilité est teintée de connotations religieuses et de jugements moraux, ce qui ne devrait pas être le cas dans un comportement alimentaire serein.

Tant que vous ne volez pas de nourriture dans la rue ou ne commettez aucun acte répréhensible pour manger, vous n’avez aucune raison de vous sentir coupable de ce que vous mangez.

Vous avez le droit de déguster ce que vous souhaitez, sans ressentir de culpabilité, que ce soit des aliments étiquetés “interdits” ou des plaisirs gourmands.

Votre valeur en tant que personne demeure inchangée, quelle que soit vos choix alimentaires. Aucune culpabilité à avoir !

Il est tout à fait acceptable de se faire plaisir en mangeant, que ce soit par le plaisir visuel, le plaisir des papilles, la quête hédonique ou le simple désir de manger. Vous avez le droit de vous régaler !

Arrêtons de catégoriser et diaboliser certains aliments !

Et pour moi, cette catégorisation des aliments plaisir et les autres n’a pas lieu d’être.

Il n’y a pas d’aliment plaisir pour moi, tous les aliments sont plaisir tant qu’on les aime et tant qu’on les apprécie.

Pour moi, il n’y a pas d’aliments sains, les aliments sains c’est les aliments que vous aimez qui vous font du bien, qui vous donnent de la satisfaction et du plaisir par rapport à vos ressentis et à vos sensations.

 Il n’y a pas un aliment qui est bon en soi et pas un aliment qui est mauvais en soi. Comme d’habitude, tout est question de ressenti, tout est question d’écoute corporelle. Plus que les aliments en eux-mêmes.

Comment ne plus culpabiliser quand je mange ?

Mettre de côté ces pensées de culpabilité dans son alimentation

Je vous invite à mettre de côté les pensées de culpabilité si vous en observez. De ne pas les croire.

On le dit souvent en psychologie, et en thérapie, mais en gros vous n’êtes pas vos pensées.

Vous n’avez pas à croire tout ce que votre tête vous raconte comme histoire 📕

Si votre tête vous dit « Ah là là c’est pas bien », et cetera, vous pouvez ne pas l’écouter et et lui dire, écoute “Je fais ce que je veux, j’aime manger ça, il n’y a pas de culpabilité à avoir !”

“C’est un aliment, point je mange, point, je mange pour vivre, je mange pour survivre, je mange pour me faire plaisir, c’est tout, la nourriture, c’est la base de la vie”.

Est-ce qu’on culpabilise quand on respire plus fort que d’habitude ? Non.

Est-ce qu’on culpabilise parce qu’on ne respire pas de la bonne manière entre guillemets ?

Mais non, est ce qu’on culpabilise quand on va trop aux toilettes ? Non.

Enfin, la liste est longue, mais en gros, c’est un besoin physiologique normal de manger et le plaisir l’est tout autant. Donc la culpabilité, elle n’a pas sa place.

Vous n’avez pas à vous sentir coupable. Bien sûr, si vous vous sentez coupable, vous n’avez pas à vous flageller, de vous sentir coupable 😉😉

Comprendre la place du plaisir dans notre alimentation et l’origine de notre culpabilité alimentaire

Je l’ai déjà mentionné précédemment, le plaisir joue un rôle essentiel dans le rassasiement.
De nombreux principes de l’alimentation intuitive mettent l’accent sur cette idée : le principe 5 sur la satisfaction qui est fondamental !

car sans cette satisfaction, sans le plaisir, nous ne serons pas en mesure de reconnaître le moment de cesser de manger.

Mais aussi celui sur la “police alimentaire”.

Ce principe dénonce la tendance à juger ce que nous mangeons, nous récompenser ou nous punir pour nos choix alimentaires,

créant ainsi un système de “bonnes” et “mauvaises” actions. Cette tendance fait qu’on a hérité d’un justicier qui tente de réguler notre comportement alimentaire. Mais c’est possible de passer outre !

Les conséquences de la culpabilité sur notre alimentation et notre comportement alimentaire, et de ce manque de plaisir

Il est crucial de réaliser que la culpabilité n’a pas sa place dans notre comportement alimentaire.

La connotation d’aliments en “bons” ou “mauvais”, associée à la culpabilité liée aux aliments plaisir et la catégorisation des aliments peuvent affecter négativement notre rapport à la nourriture.

À chaque fois que nous consommons un gâteau, nous l’associons automatiquement à une expérience de “plaisir”,

tandis que des aliments comme le quinoa sont liés à des choix plus “sains”.

Cet étiquetage nous éloigne de nos préférences gustatives, de nos désirs et de nos sensations corporelles.

Nous finissons par manger par habitude, en fonction de ces catégories, plutôt qu’en fonction de nos sensations réelles, comme le plaisir, la satisfaction, le goût que nous aimons, et bien d’autres.

Cette désynchronisation entre nos préférences gustatives et nos sensations corporelles peut nous mener à une alimentation mécanique.

Sans vraiment savoir ce que nous apprécions, ce qui nous procure du plaisir, ou ce que nous n’aimons pas. On ne s’autorise pas de manger par plaisir pur, par exemple par émotions.

En fin de compte, cette situation peut être une véritable torture morale, nous laissant perplexes quant à nos choix alimentaires. On est sans cesse en train de se demander si nous pouvons nous autoriser les aliments que l’on aime.

Si vous ressentez beaucoup de culpabilité quand vous mangez, que vous avez du mal à vous faire plaisir véritablement : n’hésitez pas à solliciter un accompagnement individuel pour qu’on creuse tout ça ensemble ! Je fais également des séances unitaires REBOOST, à découvrir ici !

Conclusion : vous n’avez pas à ressentir de la culpabilité d’éprouver du plaisir dans votre alimentation !

Je tiens donc à souligner que vous n’avez aucune raison de ressentir de la culpabilité pour ce que vous mangez. Tant que vous ne portez pas atteinte à autrui pour satisfaire votre appétit, vous n’avez pas à vous blâmer.

Je comprends que la culpabilité peut persister et c’est intéressant de savoir pourquoi elle est là.

Mais en réalité ne plus la ressentir véritablement est un processus de désapprentissage, de déconditionnement.

À chaque fois que vous contrecarrez ces pensées, en vous rappelant que vous n’avez pas à vous sentir coupable, elles deviendront moins envahissantes et finiront par s’estomper.

La vie est trop courte pour vous torturer en vous sentant coupable de manger. Vous avez le droit de vous faire plaisir, de manger par plaisir !

que ce soit pour le simple plaisir des yeux, des sens, pour l’hédonisme, ou par pur désir de manger.

Vous méritez de manger de manière satisfaisante, de savourer votre repas. Laissez la culpabilité de côté.

Vous n’êtes pas en train de commettre un crime en mangeant, vous ne devez pas vous punir.

Faites l’effort de recadrer ces pensées de culpabilité et invitez plutôt la bienveillance dans votre assiette !😀

Si vous avez envie d’être accompagnée pour une relation plus sereine avec votre alimentation, trouvez celle qui vous convient et être en harmonie avec vos choix alimentaires, contactez-moi ou regardez mon accompagnement individuel, ou mon offre de séance unitaire !

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Juliette The Last Quiche
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