Faut-il vraiment traquer son corps ? Culture des régimes et le « soi quantifié »

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👉 Est-ce que toi aussi, tu traques ton corps ? Ton poids. Tes pas. Ton sommeil. Ta glycémie. Tes verres d’eau.

Si tu t’es déjà retrouvée à ouvrir ton appli santé avant même ton café, cet article est pour toi.

Parce qu’on vit une époque fascinante et un peu inquiétante où notre rapport au corps est devenu… quantifié. On mesure tout, on note tout, on se compare à tout.

Et sans même s’en rendre compte, on tombe dans une nouvelle version très perverse de la culture des régimes : celle du quantified self.

Bonne lecture !

🎧 Tu peux écouter l’épisode correspondant à cet article sur mon podcast Reset ton assiette, le podcast de référence sur l’Alimentation Intuitive, la culture des régimes, le féminisme…

Sommaire :

  1. Traquer son corps (ses pas, sa glycémie, son poids)… : la nouvelle obsession bien-être
  2. Le quantified self (soi quantifié) : une illusion de contrôle de notre corps qui vire vite à l’obsession
  3. La diet culture 2.0 : toujours la même promesse
  4. Le corps sait faire (vraiment) : comment reprendre son autonomie corporelle
  5. La fatigue de ne jamais être “assez” : pour ton appli ce ne sera jamais bien
  6. Quand la surveillance et le contrôle deviennent un mode de vie
  7. Et si on arrêtait de traquer notre corps ?
  8. Se reconnecter à son corps, sans chiffres

Traquer son corps (ses pas, sa glycémie, son poids)… : la nouvelle obsession bien-être

“Traquer” vient de to track, poursuivre, pister. Et c’est exactement ce qu’on fait avec notre corps : on le piste comme un objet d’étude.
Grâce à nos smartphones, montres connectées et applis miracles, on suit nos pas, notre sommeil, nos calories, nos cycles, notre glycémie…Tout y passe.

Et la tentation est grande, parce qu’on nous promet monts et merveilles :

  • Dormir mieux,
  • Marcher plus,
  • Manger “juste ce qu’il faut”,
  • “Optimiser” sa santé.

Sauf qu’à force de vouloir tout contrôler, on finit par se déconnecter complètement de soi.

Et là, on touche au cœur du problème.

Le quantified self (soi quantifié) : une illusion de contrôle de notre corps qui vire vite à l’obsession

Le quantified self – le “soi quantifié” – repose sur une idée séduisante : en mesurant notre corps, on se connaîtrait mieux et on pourrait mieux prendre soin de soi.
Mais en réalité, plus on mesure son corps…plus on s’éloigne de lui.

On devient un tableau Excel ambulant :

  • 7h36 de sommeil,
  • 8 042 pas,
  • 124 grammes de protéines,
  • 3 verres d’eau.

C’est fascinant, oui. Mais c’est aussi déshumanisant.
On se transforme en suite de chiffres, et ces chiffres prennent le pouvoir sur nous.

Tu n’as pas fait tes 10 000 pas ? Échec.
Ton poids a augmenté de 300 grammes ? Panique.
Ton capteur glycémique affiche un pic ? Culpabilité.

Ce qui devait t’aider à mieux te connaître devient un nouveau moyen de te juger. Et c’est là que la culture des régimes se glisse insidieusement.

La diet culture 2.0 : toujours la même promesse

La diet culture, ou culture des régimes, change simplement de costume.

Avant, elle te disait “pèse-toi tous les jours”.
Aujourd’hui, elle te dit “traque ta glycémie pour être en meilleure santé”.
Mais le message reste le même :
👉 “Ton corps, tel qu’il est, n’est pas fiable. Il faut le surveiller, le contrôler, l’améliorer.”

Sous couvert de “bien-être”, on nourrit les mêmes insécurités.
On nous apprend à douter de notre corps.
À le surveiller comme s’il allait trahir notre volonté à tout moment.

Et le pire ? C’est qu’on finit par croire que ces données savent mieux que nous ce dont on a besoin.

Tu n’as pas “assez” dormi selon ton appli ? Tu te réveilles déjà fatiguée, alors qu’en vrai, tu te sens bien.
Si tu vois que tu n’as pas “assez” marché ? Tu te sens coupable de t’être reposée.

Le corps, lui, envoie des signaux clairs : faim, fatigue, énergie, soif, envie de mouvement.
Mais on ne les écoute plus.
On consulte une appli.

Le corps sait faire (vraiment) : comment reprendre son autonomie corporelle

Ce que j’aime rappeler à mes clientes, c’est que le corps n’a pas besoin qu’on le traque pour bien faire son travail.
Il régule naturellement des dizaines de processus vitaux :

  • ton poids, via le pondérostat (oui, ton corps a littéralement un thermostat du poids),
  • ta température,
  • ta glycémie,
  • ton rythme de sommeil.

Il s’autorégule en permanence.
Et si on lui fait confiance, il sait s’ajuster.

Mais la culture des régimes, elle, nous apprend la méfiance :
“Ne fais pas confiance à ton appétit, il te trompe.”
“Ne fais pas confiance à ton corps, il est paresseux.”
“Ne fais pas confiance à tes sensations, elles sont fausses.”

Alors on mesure, on compare, on contrôle, et on s’éloigne de ce qu’on ressent.

La fatigue de ne jamais être “assez” : pour ton appli ce ne sera jamais bien

Un des effets pervers du tracking, c’est cette impression constante de manque.
Pas assez de pas.
Pas assez de sommeil. D’eau
Pas assez de discipline.

Et surtout : pas assez *bien*.

On finit par voir notre corps à travers un prisme de performance, comme si on devait cocher des cases pour mériter le repos, la fierté, ou même la paix intérieure.
Et pour beaucoup de femmes, cette logique s’ajoute à un terrain déjà miné par la perfection et la comparaison.

Tu n’as pas fait tes 10 000 pas ? Tu te sens nulle.
Si tu n’as pas“bien” dormi ? Tu culpabilises.
Mais… qui a décidé de ces standards, au juste ?

👉 Les fameux 10 000 pas, par exemple, ne sont même pas une recommandation scientifique. C’est un argument marketing inventé dans les années 60 par une entreprise japonaise de podomètres.

Et pourtant, aujourd’hui encore, on s’y accroche comme à une vérité universelle.

Quand la surveillance et le contrôle deviennent un mode de vie

Ce qui est frappant, c’est à quel point la surveillance du corps est devenue normale.

Avant, on surveillait son poids.
Maintenant, on surveille tout le reste : son sommeil, sa glycémie, ses cycles, ses pas, ses calories, ses verres d’eau.

La culture des régimes adore ça : elle adore quand on est occupée à se surveiller.
Parce que tant qu’on traque notre corps, on ne l’écoute pas.
Et tant qu’on ne l’écoute pas, on continue à chercher des solutions extérieures — applis, coachs, régimes, gadgets.

C’est un marché colossal, et il repose sur une idée très rentable :
👉 Te faire croire que ton corps a besoin d’être “corrigé”.

Mais si, au lieu de corriger ton corps, tu apprenais à le comprendre ?

Et si on arrêtait de traquer notre corps ?

Je ne dis pas que tout tracking est mauvais.
Dans certains cas précis, ça peut être utile : par exemple, pour suivre une pathologie, comprendre son cycle menstruel, ou observer un comportement ponctuel (comme un manque de sommeil).
Mais dans 90 % des cas, on n’a pas besoin de tout traquer.

Tu veux savoir si tu dors assez ?
Ressens-le.
Tu veux savoir si tu bouges assez ?
Observe ton énergie.
Tu veux savoir si tu bois assez ?
Fais confiance à ta soif.

Parce qu’en vérité, ton corps traque déjà pour toi.
Il a des systèmes de régulation incroyablement précis, et il t’envoie en permanence des signaux.
Le vrai défi, ce n’est pas d’avoir plus de données, mais de réapprendre à écouter ce qu’on ressent.

Se reconnecter à son corps, sans chiffres

C’est exactement ce qu’on fait dans mon approche et dans le défi “Diet Culture Detox” : on désapprend à surveiller, et on réapprend à ressentir.

On apprend à se foutre un peu la paix.
À faire confiance à ce corps qu’on a passé tant d’années à contrôler. Ne plus se peser.

C’est une démarche profondément libératrice (et engagée)

Parce que quand on arrête de traquer son corps,
on retrouve la curiosité,
le plaisir, et surtout, la connexion avec son propre corps.

On cesse de se vivre comme une machine à optimiser, et on recommence à se sentir vivante.

Mon défi “Diet Culture Detox” : 5 jours pour te libérer de la culture des régimes dans ton quotidien

Pour aller plus loin, j’ai créé le défi Diet Culture Detox, un mini-programme de 5 jours pour t’aider à :
🌿 Déconstruire les injonctions alimentaires,
🍽 Identifier la diet culture dans ton quotidien et dans ta tête,
💬 Retrouver une relation apaisée à ton corps et à ton alimentation.

Pendant une semaine, je t’accompagne avec une vidéo par jour et une action concrète pour reprendre ton pouvoir et arrêter de te voir comme des chiffres ambulants.

Prends ta place à petit prix : https://thelastquiche.thrivecart.com/defi-detox-solo/


En résumé

Non, tu n’as pas besoin de traquer ton corps à l’extrême.
Non, tu n’as pas besoin de chiffres pour savoir ce que ton corps ressent.
Et surtout, non, tu n’as pas besoin de vivre dans cette logique de surveillance constante.

Ton corps n’a pas besoin d’être corrigé.
Il a besoin d’être écouté.

Et si tu veux aller plus loin, je t’invite à rejoindre mon accompagnement RESET pour réapprendre à te faire confiance, à te reconnecter à ton corps et à déconstruire la culture des régimes, une croyance à la fois, via mon approche féministe et engagée basée sur l’Alimentation Intuitive.

Prends un appel découverte pour qu’on s’en parle !

J’ai également un podcast Reset ton assiette disponible sur mon site, et plein d’autres ressources gratuites dont mon cours gratuit Libère la mangeuse intuitive en toi. N’hésite pas à jeter un oeil 😉


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